Je vous propose de cheminer ensemble au grès des 8 fêtes de la roue des saisons, comme le faisaient nos ancêtres.
La roue des saisons est utilisée depuis fort longtemps (bien avant l'arrivée du christianisme) pour célébrer les grands moments de l’année. Elle est une manière symbolique de représenter le cycle de l’année en lien avec la nature, les saisons et les rythmes de la Terre.
En effet chaque année, la Terre trace un cercle autour du Soleil. Sur ce chemin il existe huit points marquants, huit portails énergétiques où les voiles entre les mondes s’amincissent, où l’on ressent plus intensément le souffle du Vivant.
Ces fêtes ne sont pas que des dates. Ce sont des enseignements.
À Imbolc (2 février), nous percevons les tout premiers frémissements du printemps et l’énergie commence à basculer progressivement du monde intérieur vers le monde extérieur. La période hivernale propice au repos, à l'introspection et à l'intuition commence doucement à laisser place à l'énergie du printemps et de l'été qui nous invitent à nous remettre en mouvement et en action et à rediriger notre énergie vers l'extérieur et vers les autres.
À Ostara (20-23 mars), le jour et nuit s’équilibrent, nous célébrons l'entrée dans le printemps et la renaissance de la Nature.
À Beltane (1er mai), la nature foisonne de vie, sa croissance et sa fertilité sont à leur paroxysme. C'est le temps de la joie, des amours, de la sensualité et des rituels de fécondité.
À Litha (20-23 juin), le Soleil est à son zénith, nous célébrons sa puissance, sa grandeur et le jour le plus long de l'année.
À Lughnasadh aussi appelée Lammas (1er août), c'est le temps des récoltes. On célèbre l'abondance de la Nature et de ses dons, et on lui rend grâce.
À Mabon (20-23 septembre), le jour et la nuit s'équilibrent, les récoltes se terminent; on se prépare doucement à basculer dans la saison sombre. C'est un temps propice au dépouillement, au retour à soi et au repos.
À Samhain (31 octobre), nous honorons la mort, l’invisible, les ancêtres. C’est le seuil du mystère qui nous invite à rentrer plus profondément en nous, nous relier à notre monde intérieur, nos racines et notre intuition.
À Yule (20-23 décembre), qui marque la nuit la plus longue, nous prenons le temps de faire le bilan de l'année écoulée et de remercier pour tous ses cadeaux et ses apprentissages. Nous appelons le soleil à renaître et posons une intention pour la nouvelle année qui approche.
La roue des saisons est ainsi un cycle vivant et continu qui reflète les grands mystères de la nature et de notre propre existence. Elle nous invite à marcher en conscience avec la Terre, à ressentir ses battements, à honorer ses transformations.
En suivant la roue, nous ne faisons pas qu’accompagner les saisons :
Nous dansons avec le cycle de la vie et celui de toute chose : naissance, croissance, apogée, décroissance, mort… et renaissance.
La roue nous enseigne l’humilité, la patience, la gratitude et le lien sacré qui nous unit au monde. Elle nous invite à explorer nos différentes facettes et à accueillir nos cycles naturels de repos et d'action, à nourrir notre monde intérieur pour pouvoir ensuite mieux rayonner à l'extérieur.
Je vous invite ainsi à cheminer sur un cycle entier de la roue des saisons pour pouvoir vivre et intégrer en conscience les enseignements et particularités de chacune de ces huit fêtes et pouvoir capter l'essence et la beauté de ce cycle transformateur.
Ces cycles qui s'enchaînent d'année en année évoluent comme une spirale qui nous élève progressivement, chaque année teintant de son énergie particulière la roue des saisons. Chaque nouveau cycle est porteur d'enseignement nouveau en fonction de là où nous en sommes dans notre vie, on peut toujours évoluer, apprendre, grandir et s'élever. La nature est toujours une grande source d'inspiration et de sagesse.